Métro, bus and Cie

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  Ah !! Les joies des transports en commun !

 Le bus qui n’arrive pas et qu’on attend désespérément dans le froid alors qu’on sait qu’on est déjà bien en retard. La promiscuité des transports. Le partage des odeurs, même de bons matins; entre la mamie qui cocotte le parfum bon marché, le cinquantenaire bedonnant qui n’a pas vu l’ombre d’un savon depuis des lustres, la sueur du jeune sportif, l’odeur de poil mouillé, et j’en passe, on a notre compte de molécules olfactives. Que du bonheur pour les narines !…

 Les coups de frein brutaux suivis d’un coups de klaxon assourdissants, les coups de frein moins brutaux mais tout aussi déstabilisants, qui vous envoient quasiment rouler de l’autre coté du bus en moins de deux, en mode culbuto. Ça c’est si le bus est vide. Sinon, vous vous affalez sur le voisin le plus proche (pas toujours le plus accueillant) après lui avoir gentiment écrasé les pieds.

 Les bousculades dans le métro pour attraper une navette qui de toute façon repasse dans 2 min. Et les gens qui encombrent le chemin !! (moi aussi j’suis en retard le matin !)

 Le métro croix rousse qui vous scotche au fond du siège ou fait travailler vos quadriceps (pour pas basculer en avant) à cause de la pente; le tout conjugué aux coups de frein +/- délicats. J’suis pas sure qu’elle apprécie la force gravitationnelle ma miss’tinguette.

 Et LA place !! La place à trouver en tant que femme enceinte pour diminuer un peu tous ces désagréments. THE place ! L’épreuve ultime de la femme enceinte dans les transports en commun.

Avant même d’entrer dans le bus, c’est l’angoisse ! Vais je trouver une place ?!! Jouer des coudes pour atteindre les places réservées « station debout difficile » (Oui ! j’assume) avec la vieille qu’on a repéré à l’arrêt de bus. Attendre gentiment que les jeunes se lèvent « spontanément », notre gros ventre à deux centimètres de leur nez, manteau bien ouvert, en se raclant la gorge et les fixant intensément dans les yeux. Si spontané. Et si le langage du corps ne suffit pas, on passe aux mots. Les plus drôles sont ceux qui regardent par la fenêtre ou un point fixe le plus au fond possible du bus (tiens ! comme cet écriteau devient subitement tellement intéressant !..) en mode « non, j’ai pas vu la femme enceinte qui vient juste de rentrer dans le bus et qui se dirige vers moi. non je l’ai pas vu ». 

Bon. C’est vrai. Pour l’instant je n’ai encore essuyé aucun refus. Les gens m’ont toujours cédé leur place, +/- spontanément; après personne ne veut passer pour un pourri devant 50 personnes… Et personne ne m’a encore demandé de lui laisser la place assise. Mais tout est possible !

Finissons par reconnaitre que la politesse n’a pas encore totalement disparu du monde des transports en commun. Certains laissent vraiment spontanément leur place, et avec le sourire. Le plus souvent des femmes, et mêmes de femme jeune primi ou nullipares. En acompte d’un reçu pour leur future grossesse ?! Pour l’instant aucun homme ne m’a laisse spontanément sa place. Messieurs, vous savez ce qu’il reste à faire pour remonter l’honneur de votre sexe.

Ah ! les joies des transports en commun…..