Une journée ordinaire

Classé dans : Ex Blog yadescailloux | 0
Plusieurs d’entre vous m’ont demandé si je ne tournais pas trop en rond en cette fin de terme et si les journées ne semblaient pas trop longues. Disons que malgré/à cause mon angoisse initiale du congé mat’ (si si, la perspective du congé mat’ m’avait beaucoup stressée à l’époque; mais ça c’est une autre histoire); j’arrive tout de même à remplir mes journées. Tout tourne au ralenti mais les heures filent progressivement, dociles.
Voilà en gros pèle mêle ce à quoi j’occupe mes journées :
– je fais la grasse matinée
– j’essaie de trouver une position dans mon lit pour dormir entre mon gros ventre, mon chéri et le coussin de maternité
– je glandouille sur internet
– j’me sens l’âme d’une baleine neurasthénique
– je vais au marché (seul endroit où des petits vieux m’ont laissé passé devant eux..)
– j’erre dans la Part Dieu à la recherche de ce qui manque (pas..) pour notre petite
– j’envisage de caser des siestes
– je m’initie à la cuisine
– je vais à Bellecour à pied ou fais les tour du parc de la Tête d’or
– je glandouille sur le canapé
– je lutte contre l’insomnie de 2ieme partie de nuit
– je remercie mon chéri de me réveiller avec son alarme alors que je viens à peine d’enfin me réendormir
– je rêve de mon accouchement
– j’appelle et rencontre les assistantes maternelles
– je peste contre les assistantes maternelles et leurs p**ains d’exigence
– je parle à ma fille « Et Mademoiselle, la sortie c’est par en bas, pas entre les cotes ou via mon estomac
– je nettoie, récure, range, aspire l’appartement
– je guette les contractions
– je fais encore la grasse mat’
– je regarde le journal de la santé
– j’initie ma fille à la musique
– je parcours et relis la liste de maternité et ouvre et rerange mon sac de maternité
– je découvre enfin la bibliothèque municipale de mon quartier
– je fais semblant de bosser ma thèse
– je ne vais plus à la bibliothèque de mon quartier de peur d’y perdre les eaux
– je glandouille encore sur internet
– je feuillette des livres de puériculture (histoire de pas trop tomber des nues les 1iers jours)
– je danse le rock dans mon salon
– je boycotte ma balance
– je me prend la tête pour le futur mode de garde de notre fille
– je cauchemarde de mon accouchement
– je guette le bouchon muqueux
– j’essaie de penser à mes exercices de respiration
– je rêve de prendre un bain, un vrai, pas de ceux où il faut choisir entre immerger ses jambes ou son torse
– je pense avec délice au saint nectaire et cantal au lait cru que je vais enfin (!!) pouvoir déguster le lendemain de mon accouchement
– je tente de remplir mon blog avant qu’il soit trop tard
– je découvre au plus profond de mes mains mes 2 nerfs médians (merci le canal carpien !..)
– je comate un peu partout dans la maison
– je tente de canaliser l’impatience croissante du futur papa
– je m’étonne que mon ventre puisse être chaque jour de + en + gros
– je m’interroge sur mon accouchement : mais à ce rythme de croissance, va t elle pouvoir passer ?!!
– je motive ma fille « la sortie c’est par en bas », « tout le monde t’attend, dépêche toi », « si tu retournes ta maison utérine en me bourrant de coups, tu n’as qu’à sortir, tu auras plus de place », « bon, mais qu’est ce que tu attends dis donc ?!!!! »

et encore plein d’autres choses faiblement energétivores et aussi totalement peu productives.
Mais la chose que je fais le plus est Attendre !! C’est fou comme 10 jours semblent tellement plus long que les 9 mois qui les précédent.