Comment ça je ressemble à un oursin ?

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Alors cette expérience d’acupuncture puerpérale à visée colpomaturative ?!! J’y viens.

Rendez vous en urgence le jour même chez une très sympathique sage femme où j’essaie de me rendre sans aucun a priori sur ces médecines parallèles jusqu’alors inconnues pour moi.
Après un rapide tour d’horizon de mes antécédents obstétricaux, la sage femme évalue l’état psychique de tension dans lequel je suis : un peu tendue au quotidien par l’attente et de très mauvaises 2ième parties de nuit perturbées par des rêves insolites, inattendus, perturbants et anxiogènes avec un rendormissement difficile. Ces renseignements doivent l’aider dans le choix des points méridiens.

Allongée sur la table d’examen, calée entre les différents coussins d’allaitement, je m’installe dans mon petit cocon. La sage femme introduit progressivement et doucement l’extrémité des petites aiguilles (stériles !) selon certains méridiens particuliers. Le « ssss » (comme dans serpent) que je prononce au moment de l’introduction atténue en effet sensiblement la sensation de piqure. 1 point au niveau de chaque cheville, de chaque mollet, de chaque poignet et un au niveau du haut du pelvis, totalement indolore celui là. Je ferme les yeux. Une musique relaxante évoquant la nature envahit progressivement la pièce. Je me laisse guider par la voix rassurante et douce de la sage femme à mes côtés. Par une respiration lente et régulière, je relâche successivement tous mes points d’appuis, les uns après les autres. Et je relâche progressivement tous mes muscles, les uns après les autres, en partant de ceux de la tête, du visage, du cou, puis du dos, du ventre et enfin des jambes. Ma respiration est lente et régulière, naturelle. Et je me relâche complètement jusqu’au moindre muscles. Je focalise mon attention sur une image de la nature, neutre, rassurante. Les bruits d’eau ou de vent de la musique en fond aident à l’exercice. Et je me laisse aller.

Ce qui est impressionnant est le relâchement effectivement total dans lequel je suis entrée, jusqu’au relâchement de mon utérus lui même (difficile de le commander volontairement celui là !), dont la petite a profité pour faire la noumba dans ce nouvel espace détendu (les ondulations de mon ventre étaient a priori nettement visibles de l’extérieur).
Non moins impressionnant, cette sensation de lourdeur de mon corps uniformément, concomitante à une impression de légèreté, une impression de flotter dans l’air ou sur quelque chose de ouateux comme un nuage. Une impression de dématérialisation et déréalisation mais non angoissantes. Être ici et ailleurs en même temps. Impression de voyage et de bien être; rythmée par ma respiration lente et régulière.

A un moment, une sensation de picotement entre les deux points de ma jambe droite m’a interloquée car inattendue et isolée, totalement absente du reste du corps. Mais déjà, la sensation, peu douloureuse, disparait progressivement au rythme de mes respirations. Relayée par des sensations fugaces des points des mains. A aucun moment le point utérus-pelvis n’a lui été sensible.
La disparition des toutes les tensions me donne l’impression d’unicité de tout mon corps, comme si celui ci n’était qu’un seul bloc fluide où toute l’énergie pouvait circuler librement d’un seul tenant.

La sage femme me laisse quelques instants dans cet état de bien être, où je suis bercée par ma propre respiration. Puis elle me fait revenir doucement à la réalité, m’incitant à ouvrir progressivement les yeux et à parler de mon vécu de la séance; a priori m’être autant relâchée et avoir autant senti de choses seraient plutôt favorables. La tête un peu lourde, tournant légèrement, je m’assoie progressivement au bord de la table d’examen avec toujours cette sensation de flotter un peu. Il me faut un moment avant de revenir complétement à la réalité et d’être de nouveau totalement moi; impression d’être de ce monde et pas tout à fait dedans non plus. Une déréalisation non angoissante, sereine plutôt. Plus aucune tension nul part.

Je reprend peu à peu mes esprits dans la salle d’attente. Je finis par quitter le cabinet, heureuse de cette nouvelle expérience et pleine d’espoir aussi je l’avoue. D’après la sage femme, si l’accouchement se déclenche 72h après la séance, ce ne sera pas grâce à l’acupuncture. Si je n’ai toujours pas accouché d’ici là, une autre séance est prévue vendredi soir pour aider ce fichu col à maturer, à se ramollir et s’ouvrir. On se quitte en espérant (gentiment) ne pas se revoir.

2 Responses

  1. Anonymous

    ahouuuuummmmmmmmm 🙂 j’adore!!!!!!!
    Steph…..

  2. Anonymous

    Et bien ma tite Cath une nouvelle expérience à ton actif.
    Je connais bien ce processus pour avoir eu des séances d’acupuncture associées à de l’homéopathie pendant de nombreux mois fin 1979 et courant 1980 (spasmophilie limite tétanie) Je rends grâce à ce procédé merveilleux qui m’a soigné sans être une zombie comme je l’étais auparavant avec les médocs traditionnels. C’est tite princesse qui devait être très heureuse de la zen attitude de sa môman.
    J’espère à bientôt non plus à 2 mais à 3
    Bisous
    Jacqueline